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[ Xtrait de ] la remarquable interview de Naomi Klein au sujet de la crise financière actuelle (...) :
“ Après le krach financier de 1929, un choc est survenu dans le système et Franklin D. Roosevelt a fait voter une loi appelée «Glass-Steagall» qui a établi une barrière entre les banques d’affaires & les banques de dépôt.
Selon cette loi, si vous vous lancez dans la banque d’affaires, si vous
voulez jouer, spéculer, faire plein de profits, très bien, mais le
gouvernement ne garantira pas vos investissements, c’est votre
problème, allez jouer au casino !
Si vous voulez être une banque de dépôt, si vous voulez la confiance des épargnants qui vous confient les économies de toute une vie, nous allons garantir cette épargne, c’est l’engagement de l’Etat ; mais si nous sécurisons les économies, une banque de dépôt ne peut pas spéculer, vous devez prendre le moins de risque possible“.
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Des lois qui ont été volontairement oubliées, à partir du mandat de Ronald Reagan.
En ce moment, on assiste au renflouement de la finance par les états, donc par les contribuables qui, eux, utilisent les services des banques de dépôts.
Si séparation il y avait entre ces 2 entités, les banques commerciales se casseraient la figure, entrainant avec elles les crétins qui ont pris les risques, et laissant intactes les banques de dépôt.
Seulement, toutes les grandes banques possèdent les 2 activités dans leurs filiales, la chute de l'une entrainant la chute de l'autre.
Nous sommes typiquement en train de subir l'application de la Stratégie du choc de Naomi Klein en acceptant de payer les pots cassés à la place des responsables, sous peine de faillite des banques et donc de la perte du patrimoine de tous les épargnants ...
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1. Le choc :
Attention, si les états ne renflouent pas le système, alors tout s'écroule.
2. La mesure qui ne passerait jamais en temps normal :
L'état, donc le contribuable pigeon qui a vu son pouvoir d'achat diminuer (*) au profit de la finance depuis 30 ans, doit payer pour sauvegarder le système, sinon les pigeons que nous sommes chuteront aussi.
(*) A noter aussi qu'on a fortement incité le citoyen contribuable pigeon à s'endetter au maximum pour compenser sa baisse de pouvoir d'achat et continuer tout de même à consommer.
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Cependant, même si
la désinformation des médias - propriétés de la finance - a réussi à
faire croire au public décérébré de TF1 & Co que contre la
puissance du "Gulliver mondialisation" personne ne peut rien,
Naomi Klein nous rappelle que l'histoire se répète et que le peuple, tout lilliputien qu'il soit, doit agir comme après la crise de 1929 pour immobiliser ce dernier à l'aide de milliers de minuscules liens qui le mettront à terre et l'empêcheront de se relever ... du moins jusqu'à la prochaine fois !
Source > > les Pigeons & la Crise
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C'est très simple et très juste!
Bravo pour avoir mis cet Article d'une grande sagacité!
Rédigé par: Kefalonitis | 16/03/2009 à 23:18